Innover autrement selon Albert Meige, Biznext La Tribune Bordeaux 2016

Albert Meige Ceo Presans

Qui est Albert Meige ?

Albert Meige est le fondateur et CEO de la société Presans, un cabinet d’experts apportant leur soutien et solutions digitales aux entreprises. Directeur de l’Executive MBA de l’Institut Mines-Télécom, un établissement d’enseignement supérieur dans le domaine des télécommunications. Diplômé d’HEC Paris et titulaire d’un doctorat PhD de physique de l’Australian National University.

Depuis une quinzaine d’années il y a eu des destructions massives qui bousculent les grandes organisations, la chaine de valeur est reconfigurée, c’est notamment le cas dans la musique avec Apple où le téléchargement musical a pris le pas sur l’industrie du disque. Cette restructuration concerne plus particulièrement le business dans les BtoC, on note également une tendance semblable dans les BtoB, où de petits acteurs sont en train de transformer le marché.

Selon Albert Meige, trois grandes tendances dans l’innovation

Première tendance : la fragmentation des connaissances

une fragmentation et inflation des connaissances, à l’époque où les connaissances étaient relativement rares étaient détenues par des très grands acteurs.

Maintenant les connaissances sont devenues des commodités et sont dans la main des acteurs de plus en plus petits, c’est pourquoi on parle beaucoup aujourd’hui des start-up, en effet elles y contribuent pour beaucoup à l’innovation.

Seconde tendance : la banalisation des produits innovants manufacturés

Elle concerne tous les secteurs industriels, quelle que soit la taille des entreprises, on assiste à l’accélération de la comoditization, où le produit qui est innovant aujourd’hui sera un produit banal demain, alors, on imagine qu’un produit sera plus facilement copié pour qu’il devient une commodité.

Le temps de développement se raccourcit, il passe de 10 ans en moyenne à 7 ans pour un avion par exemple, une molécule de médicament de 7-8 ans à 5 ans aujourd’hui.

Ce phénomène crée des tensions dans les organisations entre les différents départements, marketing, R&D, etc…
Egalement une dérive vers la notion de service, où la vente de produit glisse vers le service, dans le cas professionnel, Michelin aviation ne vend plus des pneus mais des kilomètres d’atterrissage. La notion d’expérience utilisateur est donc plus mis en avant que le produit lui-même.

Troisième tendance : de nouvelles formes d’organisations à cause de la digitalisation

La digitalisation qui vient aggraver les deux autres tendances, il est à la fois un poison, une tendance destructrice qui vient changer et bousculer les ordres établis. C’est aussi un outil de transformation qui permet la survie.

Dans le contexte de destruction rapide, émergent de nouvelles formes d’organisation, elles sont beaucoup plus ouvertes, plus décentralisées.
D’une part localement, en sein de grandes entreprises, apparaissent des entités pour injecter de l’agilité : les directions d’innovation, innovation labs, incubateurs, accélérateurs.

Ces dispositifs crées à l’intérieur servent à défricher, à définir le business model de demain. Les modes d’organisation sont plus aplaties, moins hiérarchisés.

Transformation de la chaîne de valeur

Le cas Uber

Uber a détruit une chaine de valeur, son organisation reste néanmoins classique, une hiérarchie pyramidale (actionnaires, CEO, départements…).

Bien qu’une partie de la valeur réside dans la communauté, les chauffeurs, lors d’une éventuelle entrée en bourse d’Uber, ils n’empocheront rien.
Ce modèle n’est pas équitable et ne peut durer dans le long terme, c’est pourquoi des entreprises fonctionnent en mode collectif où chaque partie prenante (chauffeur, actionnaire, managers…) est lui-même actionnaire.

Le cas Suez, un dinosaure entame sa mue…

Anciennement la Lyonnaise des eaux, Suez a implanté un centre de recherche à Bordeaux il y a 5 ans au cœur du campus, des liens se tissent entre les chercheurs de l’université et les ingénieurs de la société.

La main mise de Google

Google capture la relation client

Google a la main mise sur la relation client, en rachetant une entreprise concevant des thermostats connectés, cherche à mieux cerner les habitudes de consommation d’énergie des utilisateurs afin d’y proposer des services adaptés gratuits ou payants, dès lors on parle de capture de la relation client, récupérant ainsi les marges.

Les personnalités qui inspirent Albert Meige

Steeve Jobs d’Apple, Henri Seydoux et Jean Pierre Talvard de Parrot, Xavier Niel de Iliad et Elon Musk de Tesla sont les personnalités qui l’inspirent.

Une petite équipe commando, informaticiens, ingénieurs et bricoleurs les mains dans le cambouis, ont bâti leur réussite en allant chercher toutes les technologies autour d’eux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Rechercher